Dérogations à l’interdiction de néonicotinoïdes : explication de mon vote

À l’Assemblée Nationale

La jaunisse sur betteraves, provoquée par un virus véhiculé par les pucerons, met en péril cette filière stratégique pour la France et, avec elle, ses 46 000 emplois. Les solutions alternatives aux traitements à base de néonicotinoïdes, utilisées au cours de l’hiver 2019-2020, se sont révélées quant à elles inefficaces. C'est pourquoi j'ai voté le projet de loi du Gouvernement relatif aux conditions de mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques en cas de danger sanitaire.

Que préférons-nous pour notre alimentation ?

Du sucre importé de pays moins-disants en termes de normes environnementales ou du sucre français dont nous maitrisons le mode de production, qui emploie 46 000 personnes et garantit notre souveraineté alimentaire ? 

En aucun cas il ne s’agit de réintroduire les néonicotinoïdes

Leur interdiction demeure : 90% des néonicotinoïdes continueront d’être interdits. Nous laissons simplement la possibilité d’y déroger temporairement, jusqu’au 1er juillet 2023.

Les cultures betteravières ne représentent d’ailleurs qu’1% de la surface agricole française totale.

Cette dérogation ne vise qu’à sauver une filière en danger

La France est le 1er producteur mondial de sucre de betterave et le 1er producteur de sucre en Europe. 46 % de la production est exportée. Or, exporter c’est un élément de notre compétitivité européenne et mondiale, ce sont des emplois en France : le secteur concerne 46 000 personnes dont 25 000 agriculteurs et 21 sucreries.

Cette loi ne remet pas en cause notre engagement pour une agriculture moins dépendante aux pesticides

Pour transformer la filière de la betterave sucrière, encore faut-il qu’elle survive. On ne relèvera pas une industrie disparue. Notre responsabilité est d’aider les agriculteurs en leur apportant cette réponse concrète. Ensuite, 5 millions d'euros seront mobilisés pour qu'un programme de recherche renforcé soit déployé. Il permettra d'accélérer l’identification d’alternatives véritablement efficaces et leur déploiement en conditions réelles d’exploitation.

Alors, ensemble, allons vers l'idéal d'une agriculture moins dépendante en pesticides sans renier le réel.


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